LE RETOUR A L'ECOLE

« Votre fils est diabétique ! 

– Quoi ? à même pas 7 ans ! ».

Ces mots résonnent dans notre tête, et pourtant…

Que l’on comprenne ou non ce qui se passe,

Que l’on intègre ou pas les conséquences pour notre enfant, notre vie,

Que l’on ingère ou pas la dose massive d’éducation thérapeutique (une semaine chrono),

Rapidement, vient la question du retour à l’école.

Là, première confrontation de la maladie avec l’extérieur pour nous.

Oui, désormais, pour chaque nouvelle personne, connue ou inconnue, dans la vie de notre enfant, il va falloir dire, expliquer, redire et réexpliquer la maladie auprès du citoyen lambda en totale méconnaissance sur le sujet et/ou qui cultive les clichés.

Alors, pour l’école, il faut très vite contacter la direction, l’enseignant et prendre rendez-vous, voir l’infirmière s’il y en a une, contacter le service périscolaire, pour expliquer les points importants, les points d’alerte et surtout dédramatiser.

Petite astuce : j’avais réalisé une fiche pour récapituler ce qui était important. Je la remettais à chaque « nouveau ». Ça rassurait tout le monde !

L’école contacte le médecin scolaire pour prendre rendez-vous ensemble et établir un protocole d’accueil individualisé (PAI).

Nous, nous avons eu la chance que l’équipe soit ouverte et pleine de bonne volonté, il faut le souligner.

Pour la cantine, la mairie a accepté notre enfant sans tiquer. Le prestataire qui livre les repas s’est même bien investi. Il ajoutait des féculents pour notre fils les jours où seul un légume était proposé. La diététicienne nous envoyait à l’avance le menu avec les glucides de chaque repas. Par contre, les infirmières libérales de notre quartier ne maîtrisant pas l’insulinothérapie fonctionnelle, le papa devait passer à la fin du repas, qui heureusement coïncidait avec son heure de sortie du travail, pour réaliser l’injection d’insuline.

Ne nous voilons pas la face, il faut régulièrement justifier, auprès des enseignants, le comportement de notre enfant, tantôt abattu, tantôt hilare sans raison ou encore hyperactif, voire agressif. N’oublions pas que le diabète est très incommodant, mais il ne se voit pas…

Un point positif, lors des sorties scolaires pendant l’élémentaire, nous parents, étions systématiquement sur la liste des accompagnants, sans même le demander…

Pour notre fils, son retour a été ponctué de multiples interrogations de ses camarades. Mais l’enseignante de sa classe de CP a pris quelques minutes pour leur expliquer ce qui était arrivé et il n’y a pas eu de soucis.

Mais, pas de stress. Vous verrez, le retour à l’école se passera bien.

Anne, maman d’Antoine 14 ans (DID depuis l’âge de 7 ans)

LE RETOUR CHEZ LA NOURRICE

ET DEMAIN JE RETOURNE AU BOULOT!

ET CÔTE PATRON?

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